Alors elle a envie de dire que ce n'est même plus cela qui lui plaît, non, ni les auteurs, ni les livres, ni les récits qui ne sont que le reflet de la stérile agitation du monde ; non dit-elle encore, son amour c'est juste les histoires d'orthographe et d'orthotypographie, de lettres qui descendent et d'autres qui montent, de longueurs de mots et d'espaces entre eux, de ponctuations, de guillemets et de cadratins, d'insécabilité, de veuves et d'orphelines. Le rythme des mots pour les mots eux-mêmes, indépendamment de leurs acceptions, les noirs et les blancs comme une musique sur la page, les pavés de textes claquant d'absolu, la sonorité des virgules, la ligne à l'endroit juste, la ligne sereine, inébranlable, harmonieuse, vierge de toute erreur. L'ivresse de la césure, de l'italique et du paragraphe. Le paradis.